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Jour 44 – Ne pas s’en tirer sans risquemercredi, 5 septembre
En marchant vers le magasin, Jean se sentait tout heureux. La vie était un merveilleux parcours avec Dieu! Quelques années auparavant, le Seigneur lui avait soudain demandé d’abandonner sa carrière qui allait très bien pour entrer dans le ministère à temps plein. Au début, c’était difficile – sa famille et ses amis pensaient qu’il avait perdu la tête – même sa fiancée avait rompu leur relation. Mais il était déterminé à obéir à la voix du Seigneur, coûte que coûte. Puis Dieu avait bientôt commencé à agir miraculeusement, parlant à ses parents et à sa fiancée, qui s’était réconciliée avec lui. La vision que le Seigneur lui avait donnée commençait à fleurir et des milliers de personnes étaient touchées par les signes, les prodiges et les miracles qui se produisaient. Ils étaient juste au bord de connaître un véritable mouvement de Dieu dans la nation.
« Jean, se fit en entendre la voix du Seigneur interrompant ses joyeuses pensées. Combien avais-je de personnes qui marchaient près de moi quand j’étais sur la terre? »
Quelle étrange question! « Eh bien, Seigneur, 12.
— Et combien en as-tu qui marchent près de toi? »
Il devait y penser une seconde. « Hum, 20?
— Jean, combien parmi les 12 disciples m’ont trahi ou renié? »
Où ces questions s’en allaient-elles? Jean devenait mal à l’aise.
« Eh bien, chacun d’eux, je pense, Seigneur. Il y a eu Judas et Pierre, mais les autres aussi t’ont abandonné quand tu es allé à la croix.
— Alors, Jean, combien de tes amis, penses-tu, vont te trahir et t’abandonner? »
Trahir? Abandonner? Les visages de ses amis passèrent en revue devant ses yeux. Sarah, Chris, Kari, Matt… Ils étaient un groupe tellement uni – davantage une famille que des amis. Ils vivaient pratiquement ensemble – ils mangeaient ensemble, passaient des heures à parler et à prier. Ils faisaient le ministère chaque soir dans des rencontres de réveil. Ceux qui avaient de l’argent pourvoyaient pour ceux qui n’en avaient pas. Si ce n’était pas le livre des Actes, Jean ne savait pas ce que c’était d’autre.
« Aucun, Seigneur, répondit-il. Il n’est pas possible que nous nous trahissions. Nous nous aimons tellement et chacun de nous sait sans l’ombre d’un doute que tu nous as appelés ensemble. Nous avons fait l’alliance de marcher ensemble jusqu’à ce que la nation soit changée et que nous voyions ce que tu nous as promis. »
Le Seigneur gardait le silence. Troublé, Jean essaya de chasser cette conversation de ses pensées et fit ses achats à l’épicerie pour l’équipe, puis retourna chez lui.
« Nous, nous trahir les uns les autres? T’abandonner, dit Randy. C’est ridicule! » Et ils se mirent tous à rire en continuant leur chemin et leurs discussions tard dans la nuit. +++++
Deux mois plus tard, Jean était au lit, incapable de se lever. Il pleurait depuis trois jours et ne pensait pas pouvoir en endurer davantage.
— Qu’est-ce qui s’est passé, Jean?
— Qu’est-ce que tu veux dire? Tu sais très bien ce qui s’est passé. Marc m’a trahi! »
Marc était le meilleur ami de Jean. Ils se connaissaient depuis qu’ils avaient été enfants de chœur ensemble dans l’église traditionnelle où ils avaient été élevés. Ils avaient grandi ensemble comme des frères spirituels. S’il y avait une chose dont on pouvait être sûr, c’était la suivante : quand on en voyait un, l’autre n’était pas loin.
« Qu’est-ce qui s’est passé, Jean, la voix du Saint-Esprit lui demanda-il encore doucement?
— Il est allé trouver tous ces gens et a dit toutes ces choses horribles, ces mensonges ignobles sur moi. Il a dit aux gens que j’étais un dictateur, que j’essayais de tous les contrôler. Il a dit que la seule raison pour laquelle j’étais entré dans le ministère était que je voulais le pouvoir et la gloire.
— Comment a-t-il PU me faire cela? Comment a-t-il pu dire ces choses? Il me connaît mieux que personne au monde, il connaît mon vrai cœur.
— J’ai été stupide, stupide. Je ne me suis jamais douté de rien! Tout un don prophétique que j’ai là – mon meilleur ami me plante un couteau dans le dos et je n'en avais aucune idée.
— Jean, reprit doucement l’Esprit, à quel point mon discernement est-il bon?
— Quoi? Que veux-tu dire? Ton discernement est parfait – tu connais les pensées de tous les hommes, Seigneur.
— Mais mes plus proches amis m’ont quand même trahi, renié et abandonné. Ça n’avait rien à voir avec mon discernement ou ma sagesse.
— Bon, alors POURQUOI est-ce que ça m’arrive, Seigneur?
— Parce que peu importe à quel point tu es doué, Jean, à quel point tu es aimé, tu ne peux pas t’en tirer à moindre risque que moi. »
Il ajouta qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, qu'il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour. Puis il dit à tous: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Luc 9:22-24
Car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. Philippiens 1:29
J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Galates 2:20
Jésus a appris l’obéissance par ses souffrances et aucun serviteur n’est plus grand que son maître.
Alors comment Jésus, qui avait toute la sagesse et savait qu’il serait trahi avant même de choisir les 12 a-t-il pu en supporter toute la peine?
Il était tourné vers la récompense. La souffrance précède la gloire et Jésus savait que ses souffrances conduiraient à la rédemption de toute l’humanité et au relâchement de la gloire que le Père lui avait donné pour son corps, l’église. Il était donc capable de garder son cœur tourné vers la joie et non la peine que la souffrance apporterait. Et c’est la même chose pour nous.
…ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée. Hébreux 12:2-3
En gardant le cap sur la joie de donner au Seigneur le plaisir de voir son royaume venir et sa volonté être faite sur la terre comme au ciel, nous aussi pouvons abandonner nos droits, nos blessures et offenses, pour embrasser la croix afin que sa gloire soir révélée.
Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. I Pierre 4:12
Être crucifié avec Christ ne veut pas dire que nous ne serons pas blessés. Cela veut dire que nous refusons d’élever nos blessures à un rang plus élevé que la seigneurie de Christ et de les laisser nous dicter nos actions et attitudes dans notre vie. C’est-à-dire que la voix de la douleur ne sera pas plus forte que la voix de Jésus dans ma vie.
D'ailleurs, quand vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux. N'ayez d'eux aucune crainte, et ne soyez pas troublés; mais sanctifiez dans vos coeurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous, et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion. Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu'en faisant le mal. 1 Pierre 3:14-17
Comme Dieu prépare son église à établir son royaume sur la terre dans une plus grande mesure, il affirme sa seigneurie sur toute les parties de notre vie – même où nous avons été blessés ou offensés. Si vous êtes prêts à vous engager à embrasser les souffrances du Seigneur, faisons cette prière ensemble :
Seigneur, je te remercie d’avoir accepté de donner ta vie et d’abandonner tes droits pour embrasser les souffrances de la croix pour que ton corps vive glorifié. Père, je veux que le même dévouement soit dans ma vie. Seigneur, je veux embrasser la plénitude de la révélation de ce que veut dire être crucifié avec Christ. Père, je renonce à toute voix de douleur, de crainte, et à toute autre voix de blessure ou d’offense qui cherche à s’emparer du contrôle de ma vie, de mes attitudes, de mes pensées, de mes actions. Je déclare que ces voix sont étrangères et je m’engage, de ma propre volonté, à choisir d’écouter et suivre seulement la voix du Bon Berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Merci Seigneur pour la puissance de la croix qui travaille dans ma vie aujourd’hui. Je prie au nom de Jésus, Amen!!!!
Pour continuer la méditation :
Philippiens 3:10-11, I Pierre 4:1-2, Romains 5:3-5, Marc 8:31-33, Romains
8:16-18
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