Guérir les blessures du Canada - Restaurer l'honneur du Canada français
Par David Demian
Il y a quelques années, je logeais chez de bons amis pendant que je faisais le ministère à leur église. C'est un couple dévoué au Seigneur mais le jour où je suis arrivé, il était évident qu'ils avaient connu un accrochage et la tension qu'il y avait dans l'air était palpable. Je faisais bien attention de ne pas dire quoi que ce soit qui ait pu enflammer la situation, et après avoir passé toute une journée avec eux, j'étais complètement épuisé. Je les aimais, mais j'avais juste besoin d'un répit de toute cette tension. Comme je demandais au Seigneur comment je pourrais dire à mon ami que j'avais besoin d'aller faire un tour, il m'a dit : « David, c'est exactement comment je me sens à l'église. J'aime visiter, mais je ne peux rester. Il y a trop d'atrocités, trop de jalousie, trop de douleur. »
C'est alors que j'ai vraiment compris notre parcours au Canada. Nous désirons affronter les péchés de notre passé qui ont causé de la division dans l'Église, afin que le Seigneur se sente à l'aise d'habiter parmi nous. Lorsque nous atteindrons l'unité comme le Père et le Fils (Jean 17), les non croyants verront Jésus et courrons vers lui. Quand ils verront sa réflexion dans l'Église, nous n'aurons besoin d'aucun programme pour évangéliser.
Sur les pas du Seigneur
Si nous voulons voir la nation guérie, nous devons marcher sur les pas du Seigneur au lieu de poursuivre nos propres initiatives. Il y a eu plusieurs tentatives de réconciliation sincères auprès du Canada français et des Premières Nations, et pourtant les blessures sont toujours là. Quand le Seigneur a révélé que l'antisémitisme était le péché de base faisant obstacle à sa faveur sur la nation, nous avons compris deux vérités :
1) Nous ne pouvons nous réconcilier avec nos frères sans la faveur du Seigneur
Si l'Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain.
Si l'Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. (Ps. 127:1)
2) Avant qu'il nous accorde sa faveur pour la guérison et la réconciliation, nous devons premièrement nous mettre en règle avec Dieu lui-même quant à notre péché contre lui, tout comme David a dit, après avoir péché avec Bath-Schéba :
J'ai péché contre toi seul,
Et j'ai fait ce qui est mal à tes yeu. (Ps. 51:4)
C'était notre motivation pour le Rassemblement de Winnipeg en 1999 - nous mettre en règle avec Dieu à la verticale. Le Seigneur nous avait donné un an pour nous repentir. (Voir Realizing Canada's Hour of Destiny). La nation était dans la balance le 1er juillet quand 2300 Canadiens se sont présentés devant le Seigneur avec le sacrifice d'un esprit brisé et d'un coeur contrit (Ps.51:19). Quand le Seigneur nous a répondu : « J'ai reçu le sacrifice, apportez maintenant les fruits dignes de la repentance », la nation venait de traverser le Jourdain spirituellement, passant d'un lieu de jugement à un endroit de faveur. Et nous avons vu un changement. Même les paroles prophétiques qui avaient l'habitude de parler de jugement parlent maintenant de la faveur de Dieu sur le Canada.
C'est maintenant le temps pour la guérison
La traversée du Jourdain n'est pas la fin mais le début de notre route pour posséder notre héritage et pousser jusqu'à Sion, la demeure de Dieu. Je m'attendais absolument que dès que nous aurions la faveur de Dieu en tant que nation, sa première priorité serait de guérir ceux des Premières Nations. Mais il a clairement dirigé nos coeurs vers le Canada français, parce qu'il faut que les deux nations fondatrices, Français et Anglais, marchent en unité pour amener la guérison à la nation hôte, les peuples autochtones.
Vision d'une union
Il y a quelques années, le Seigneur m'a donné une puissante image illustrant son désir pour le Canada français et le Canada anglais. J'étais en train de conduire à Vancouver et comme mon regard se posait sur la plaque d'immatriculation de l'auto que je suivais, elle s'est soudainement transformée. J'ai vu d'un coté de la plaque des anneaux de mariage qui s'entrecroisaient, et les paroles « je le veux » de l'autre côté. Mes yeux se sont remplis de larmes si rapidement qu'il a fallu que je m'arrête sur l'accotement. Le Saint-Esprit m'a alors dit : « David, c'est ce que je désire pour le Canada français et le Canada anglais. Le jour arrive où le Canada anglais réalisera qu'il a demandé au Canada français de faire quelque chose qu'il ne voulait pas faire lui-même: quitter et s'attacher. »
Plusieurs Canadiens-français perçoivent le Canada comme étant toujours lié au modèle britannique. Alors parler d'unité revient à leur demander de marier le Canada anglais et d'aller vivre chez leurs parents. Mais dans un mariage, les deux parties doivent quitter et s'attacher.
Je crois que la grâce de Dieu va descendre sur cette nation et nous faire tomber amoureux. J'ai vu par mon esprit un immense mariage au Québec entre le Canada anglais et le Canada français. Et le Seigneur m'a montré une délégation venant de l'Église d'Angleterre et une de l'Église de France présents au mariage. Et comme tous bons parents, ils couperaient les liens en disant : « Église du Canada, nous te laissons aller dans ta propre destinée, unique, à laquelle le Seigneur t'a appelée. » J'attends ce jour avec un ardent désir. Mais le Seigneur prends le temps de nous préparer.
Calculer la dépense
Notre route avec le peuple juif demandait de l'amour, de l'humilité, un esprit brisé, des larmes et du travail d'enfantement, avant qu'ils puissent marcher avec nous. Je crois que la guérison du Canada français suivra un parcours semblable. Il y aura un coût. Nous ne pouvons parler de guérir des blessures ancestrales ni d'une unité née de l'Esprit sans qu'il y ait de prix à payer.
L'amour signifie toujours la mort. L'amour qui se sacrifie est la fondation de tout bon mariage. Mais je crois qu'il y aura une grâce à mesure que Dieu nous conduit dans ce temps de fréquentations entre les Canada anglais et français. Il va donner au Canada anglais un tel amour pour les francophones, que les Canadiens anglais seront prêts à donner leurs vies avec joie pour voir la guérison, la restauration et la libération spirituelle du Canada français. Il va donner au Canada français une grâce pour que les coeurs s'ouvrent et reçoivent l'amour offert par le Canada anglais.
Préparer les coeurs au Canada anglais
Cependant, le Canada anglais n'est pas encore prêt à franchir cette étape, et c'est pourquoi le Seigneur a conduit la nation dans un jeûne de 40 jours de préparation (Laisse aller mon peuple!). Le deuxième jour du jeûne, les restes de Louis-Joseph Marquis de Montcalm, le général Français mortellement blessé à la bataille décisive des Plaines d'Abraham en 1759, ont été transportés vers un lieu de repos et d'honneur. C'était un encouragement pour nous, signifiant la détermination du Seigneur à guérir le Canada français pour qu'il puisse trouver le repos et l'honneur qui ne vient que dans Sa présence (Bulletin - 40 jours de jeûne).
Prendre position
Le point final est que nous ne laisserons pas l'ennemi tenir les Canadiens-français captifs plus longtemps. Nous allons monter la garde, écouter ce que dit le Seigneur et avancer où il nous guide. Intercesseurs, nous devons nous saisir de Dieu pour le Canada français. Demandons à Dieu qu'il verse dans le coeur des Canadiens anglophones son amour pour le Canada français et qu'il ouvre de manière surnaturelle le coeur des francophones pour qu'ils reçoivent cet amour. Demandons avec force qu'un esprit d'adoption soit libéré sur le Canada français pour contrecarrer le rejet qu'ils portent en tant que peuple.
Veuillez faire parvenir toute directive, aperçu ou révélation reçus du Seigneur à francais@watchmen.org pour que nous puissions marcher ensemble dans ce chemin.
Nous avons une précieuse promesse comme Église de la fin des temps : « La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première. ». (Aggée 2:9) C'est notre héritage. Engageons-nous à faire tout ce qu'il faut jusqu'à ce que le Canada, dont le nom signifie « village », soit devenu un lieu de repos pour la gloire de Dieu. |