Les pierres du souvenir
Ce mois marque le dixième anniversaire du moment où le Seigneur nous a demandé de commencer à partager la vision pour le rassemblement de Winnipeg qui a eu lieu lors de la fin de semaine de la Fête nationale du Canada en 1999. Je me rappelle encore quand le Seigneur nous a d’abord ouvert son cœur pour ce rassemblement; il ne recherchait pas de déclarations formelles et signées de notre repentir, mais un rassemblement rempli de pleurs, de travail d’enfantement et de lamentations. « Seigneur, les Canadiens ne pleurent même pas lors de leurs funérailles, protestai-je rapidement. Comment peux-tu t’attendre à les voir pleurer pour quelque chose qui s’est produit il y a plusieurs générations de cela?
— David, répondit le Seigneur, tu n’as qu’à partager la vision. Je suis capable de préparer mon peuple pour le jour de ma puissance. Tu ne sais pas ce pourquoi j’ai préparé cette nation, pour un temps comme celui-ci. »
Au cours des mois qui ont suivi, j’ai vu avec étonnement le Seigneur accomplir son désir et ses desseins. Peu importe où j’étais dans le pays – dans une petite église de la Colombie-Britannique ou dans une rencontre pour toute une ville sur l’Île-du-Prince-Édouard, je posais la question : « Combien parmi vous avez été réveillés au milieu de la nuit dans les douleurs d’enfantement pour pleurer sur le Canada, mais sans savoir pourquoi? » Et sans faute, 70 ou 80 pour cent des gens levaient la main. Parfois, je n’avais même pas la chance de partager à propos du rassemblement que déjà les gens commençaient à se lamenter et à tomber par terre en travail. J’ai vu la souveraineté de Dieu dont j’avais lu dans la Bible se déployer sous mes yeux.
Bâtir un autel
Avant le rassemblement de Winnipeg en été, le Seigneur nous a demandé que chaque participant apporte une pierre. Ces pierres seraient utilisées pour ériger un autel du souvenir pour que les générations futures puissent voir ce que leurs pères avaient fait pour faire passer cette nation du jugement à la faveur. Plus de 2300 fidèles croyants de partout au pays vinrent à Winnipeg et bien que nous ayons passé plusieurs heures devant le Seigneur, en fin d’après-midi, le 1er juillet, nous n’avions pas encore réussi à connaître la percée recherchée. En désespoir de cause, l’équipe des pères, des leaders spirituels mûrs qui supervisaient le rassemblement, se placèrent devant Dieu. « Nous avons fait tout ce que nous savons faire, Seigneur. Nous t’en prions, aide-nous, pour le bien de ton propre nom. » Je ne sais pas vraiment comment décrire ce qui s’est ensuite passé, sauf que Dieu nous a donné « une poussée » et que le fardeau que nous portions depuis des mois, le poids de la tristesse selon Dieu qui nous avait conduit à cette repentance face aux péchés de nos pères, s’est soudainement soulevé. Puis le Seigneur nous a parlé clairement de façon prophétique : « J’ai reçu votre sacrifice, allez déposer les pierres. »
À ce moment-là, un des leaders de la louange a reçu du Seigneur un chant sur les pierres et l’autel que nous étions sur le point de bâtir. Pour entendre ce chant et voir le clip vidéo de l’autel intitulé « Pierres du souvenir », cliquez ici.
Je n’oublierai jamais cette scène où par milliers nous nous sommes déplacés à l’extérieur du Centre Duckworth sur le campus de l’Université de Winnipeg pour déposer nos pierres pour former cet autel improvisé. Lorsqu’il fut complété, j’ai demandé au Seigneur : « Quelle prière veux-tu que je fasse sur cet autel? » Il m’a répondu clairement : « David, fais-moi, ainsi que les anges, témoins de ces pierres. » J’ai prié, et quand j’ai terminé, j’ai soudainement remarqué, dans le ciel de Winnipeg, un immense arc-en-ciel double. L’arc-en-ciel est le signe de la promesse de Dieu faite à Noé de ne plus jamais juger la terre par le déluge. Et nous savions que Dieu, dans sa glorieuse miséricorde nous avait donné ce signe céleste pour que nous puissions avoir la foi pour croire que Dieu nous avait fait passer d’une nation sous le jugement à une nation sous sa faveur.
Les dix ans suivants
Au cours des dix années qui ont suivi, nous avons continué notre parcours avec le Seigneur – le souper du Saint-Louis, le Voyage de l’espoir, le rassemblement de Charlottetown, la tournée La Danse, les Retrouvailles, Un seul cœur, et le rassemblement Embrasés, ne furent que quelques-unes des nombreuses étapes que le Seigneur nous a demandé de franchir. Et comme nous avons obéi, il a marché devant nous avec plusieurs signes suivant son passage. Nous avons vu des guérisons et des réconciliations majeures entre l’Église et le peuple juif, entre francophones et anglophones, et entre les Premiers peuples. Et nous avons vu la main de la faveur de Dieu sur nous, comme représentants de l’église du Canada et de la nation.
Au cours de ces 10 ans, nous n’avons jamais oublié les pierres et avons souvent demandé au Seigneur où et quand il voulait qu’un mémorial permanent soit érigé. Mais chaque fois, nous avons senti qu’il nous disait que ce n’était pas encore le temps. Puis il y a quelques mois, quelques-uns de nos amis étaient à Winnipeg et le Seigneur leur mit à cœur d’aller voir les pierres. Le rapport qu’ils ont ramené a attristé mon cœur. Après le rassemblement, nous avions fait des arrangements pour que les pierres soient entreposées chez un ministère local de Winnipeg, jusqu’à ce que nous puissions déterminer où serait leur destination finale. D’une façon ou d’une autre, par une série de malentendus, les pierres ont plutôt été laissées dans un endroit non surveillé, à l’extérieur, sous la pluie et sous la neige, et certaines ont même été prises par des gens qui pensaient probablement qu’ils n’avaient trouvé qu’une belle pile de pierres! Quelques années plus tard, une famille de Winnipeg, apprenant le sort des pierres, a ressenti que le Seigneur lui demandait de les ramasser et d’en prendre soin. Ils ont prié avec application en demandant au Seigneur comment déplacer les pierres, et ont ensuite procédé avec beaucoup d’honneur et de soin. Donc, au cours des 7 dernières années, les pierres sont demeurées bien à l’abri chez-eux. Mais malheureusement, cette maison a été frappée d’un terrible combat spirituel affectant la famille et les finances.
Quand j’ai entendu ceci, j’ai été troublé dans mon esprit, et j’ai demandé à un membre du conseil qui demeure à Winnipeg de parler à cette famille et de nous faire un rapport plus détaillé pour l’ensemble du conseil lors d’une rencontre face-à-face que nous avions quelques semaines plus tard. J’ai ressenti qu’il était important que nous examinions de nouveau la question des pierres et de l’autel, mais aussi qu’il était également important de demander au Seigneur ce que nous devions faire pour cette précieuse famille qui semblait tant souffrir.
De la faveur au royaume
Lorsque nous nous sommes rassemblés pour nos rencontres du conseil et que le rapport a été lu, l’atmosphère est devenue sombre. Nous venions à peine de partager ensemble que soudain, le Saint-Esprit a balayé la salle, et nous sommes tous tombés par terre avec des douleurs d’enfantement et des pleurs de repentir. Nous avons reçu la conviction de la part du Saint-Esprit que même si nous n’avions pas oublié les pierres, nous ne nous en étions pas occupé comme nous l’aurions dû, comme précieuses aux yeux de Dieu. Nous nous sommes repentis, en tant que conseil, et avons immédiatement senti qu’il fallait donner une offrande et prendre un engagement financier à long terme pour aider cette famille qui avait été si fidèle pour protéger les pierres.
À notre plus grande surprise, aussitôt que nous avons terminé l’offrande, le Seigneur a soudainement commencé à nous dire que nous étions sur le point d’entrer dans une nouvelle phase de notre parcours comme église canadienne. Nous avions été pendant les dix dernières années dans une saison de faveur, mais maintenant, nous entrions dans la transition vers une nouvelle saison de l’autorité spirituelle gouvernementale de Dieu et du royaume. Et comme signe tangible de ce changement, le Seigneur nous a dit de déplacer les pierres de Winnipeg à Ottawa, et nous a demandé d’appeler l’Église à Ottawa cet été pour notre premier rassemblement national depuis trois ans.
Ces pierres du souvenir, qui sont témoins de la puissance, de la miséricorde, de l’amour et du cœur de rédemption de Dieu pour faire passer une nation du jugement à la faveur, seront transportées dans une procession de Winnipeg à Ottawa. Certaines personnes accompagneront les pierres et s’arrêteront dans diverses communautés où les croyants seront invités à venir ensemble pour un temps de célébration, remerciant Dieu pour sa fidélité à sa promesse : comme nous nous sommes humiliés, et avons prié, et cherché sa face, et nous sommes détournés de nos mauvaise voies il y a dix ans, il a entendu du ciel et a tourné sa face vers nous et a commencé à guérir notre pays.
La Promesse
Puis, du 22 au 25 juillet, le corps de Christ de partout au Canada se rassemblera à Ottawa. Le rassemblement La Promesse sera à la fois un temps de célébration pour l’étape de nos dix ans de parcours, et à la fois une position que nous prendrons devant le Seigneur avec humilité et un cœur brisé pour chercher sa face pour qu’il nous fasse entrer dans cette nouvelle saison pour voir son royaume et son autorité gouvernementale spirituelle descendre dans le pays. Plus de détails sur ce rassemblement seront donnés au cours des prochaines semaines.
Merci de votre fidélité et de votre obéissance ces derniers dix ans. Nous avons hâte d’être ensemble encore une fois cet été à Ottawa comme une seule famille pour prendre ce prochain pas dans notre parcours vers la destinée du Canada!
Tout mon amour
David
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